
... J'avais envie de parler d'amour. L'amour n'est pas seulement la réunion d'un homme et d'une femme : c'est aussi un sentiment largement répandu qui inclu la haine et qui rassemble tous les êtres de cette planète. On s'aime, on se déteste, on s'indiffère. Mais finalement même l'indiffèrence est un sentiment. On aime sa mère, on aime son père. Ou alors on les aime pas. Et pourtant même quand l'un des deux vous a abandonné, vous le haïssez tant qu'il vous manque bien au-delà de ce que vous voulez. Et pourtant vous avez tant de choses à lui dire! C'est comme un deuil impossible parce que cette personne n'est toujours pas morte.
Et puis il y l'amour qui vous détruit de l'intérieur. Cet amour est le plus sournois. Comment en vouloir à quelqu'un qui vous chérit nuit et jour? Et pourtant, cet amour vous ne voulez pas le perdre alors vous vous oubliez et faites en sorte de ne plus être que celui qui plait à l'autre. S'opposer à cet amour est inconcevable tant il parait rare. Oui mais voilà, au bout du chemin, vous ne savez plus qui vous êtes. parce que finalement inconsciemment vous voulez vous défendre alors que vous avez peur de perdre.
Il y l'amour aussi qui vous ronge de l'intérieur et bouffe vos entrailles. Celui-ci vous rend par intermitance heureux ou malheureux. Il reste silencieux au fond de votre gorge et hurle dans votre ventre. Et vous jettez le trop plein sur des objets superficiels pour enfouir ce qui vous tord les boyaux. Mais il rattrappe en fait l'abandon de votre jeunesse. Là où vous n'avez jamais pu dire "pourquoi es-tu parti?", vous n'osez pas dire "je t'aime".
Et qui n'a jamais connu la passion? Un regard, quelques mots échangés et un désir démesuré qui vous saisit. C'est un désir foudroyant de se blottir dans ses bras, que cette personne et vous fassiez l'amour dans un autre temps. C'est lui, c'est vous mais ce n'est plus que vous deux. Vous construisez une entité à part entière où l'un ne va pas sans l'autre. Mais un jour, cela fait peur et on prend deux chemins différents. On cherche l'autre parce que finalement on se retrouve seul. Mais la passion s'en est allée aussi et la vie continue.
Et puis il y a l'amour. Celui que l'on aime plus que tout. Celui qui nous fait perdre la réalité du temps. Celui qui nous porte, nous fait rêver, nous fait grandir, nous amuse, nous affole et nous apaise. Celui-ci est unique et délicieux. C'est une gorgée de vodka glacée : il nous pique le cerveau, puis le ventre, puis le corps entier. Il fait vagabonder notre esprit vers l'espoir d'un avenir heureux et plein de douceurs. Cet amour, c'est l'agréable sensation d'aimer et d'être aimé en retour. Cet amour, c'est celui que l'on recherche, que l'on perd, que l'on garde, que l'on oublie ou dont on se méfie.
2 commentaires:
Je me jette vers toi et il me semble aussi que tu te jettes vers moi
Une force part de nous qui est un feu solide qui nous soude
Et puis il y a aussi une contradiction qui fait que nous ne pouvons nous apercevoir
En face de moi la paroi de craie s'effrite
Il y a des cassures
De longues traces d'outils traces lisses et qui semblent être faites dans de la stéarine
Des coins de cassures sont arrachés par le passage des types de ma pièce
Moi j'ai ce soir une âme qui s'est creusée qui est vide
On dirait qu'on y tombe sans cesse et sans trouver de fond
Et qu'il n'y a rien pour se raccrocher
Ce qui y tombe et qui y vit c'est une sorte d'êtres laids qui me font mal et qui viennent de je ne sais où
Oui je crois qu'ils viennent de la vie d'une sorte de vie qui est dans l'avenir dans l'avenir brut qu'on n'a pu encore cultiver ou élever ou humaniser
Dans ce grand vide de mon âme il manque un soleil il manque ce qui éclaire
C'est aujourd'hui c'est ce soir et non toujours
Heureusement que ce n'est que ce soir
Les autres jours je me rattache à toi
Les autres jours je me console de la solitude et de toutes les horreurs
En imaginant ta beauté
Pour l'élever au-dessus de l'univers extasié
Puis je pense que je l'imagine en vain
Je ne la connais par aucun sens
Ni même par les mots
Et mon goût de la beauté est-il donc aussi vain
Existes-tu mon amour
Ou n'es-tu qu'une entité que j'ai créée sans le vouloir
Pour peupler la solitude
Es-tu une de ces déesses comme celles que les Grecs avaient douées pour moins s'ennuyer
Je t'adore ô ma déesse exquise même si tu n'es que dans mon imagination
Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
...l'amour, je jamais l'entendrai. On peut le perdre, le retrouver, l'oublier...mais le pire, le vraiment degalasse, c'est l'indifference. Je seulement prie pour jamais perdre mes forces pour combattre cet horrible monstre...Autants choses a vivre et si peu temps pour les sentir, autantes doutes. J'ai toujours la sensatiom d'être né hier...
bissou cherie
:-**
Que dire après çà ? l'amour est le moteur de notre vie ,sans l'amour ,l'amour de l'autre l'amour des autres..point de salut !
je crois sincérement que nous sommes tous dictés par l'amour ,dans chacun de nos actes,chacune de nos actions,chacun de nos espoirs ,seul l'amour nous transporte car l'on se sent vivant et aimé .Cette quète est sans doute l'objet de notre existence et notre "mission " sur la terre .
d'ailleurs ce jeune révolutionnaire crucifié n' a t-il point dit "aimez vous les uns les autres "?
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